Covid 19 : Un médicament à 800 euros qui donnerait des résultats efficaces selon un essai clinique

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Médicament utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, le tocilizumab pourrait réduire le recours en réanimation et à la respiration artificielle des patients Covid-19. Dès mars 2020, plusieurs équipes internationales ont suggéré que des médicaments immunosuppresseurs et/ou immuno-modulateurs comme le tocilizumab soient étudiés dans les formes sévères du coronavirus parce qu’ils parviendraient à contrer l’emballement immunitaire responsable des complications respiratoires du Covid-19.

Moins de patients décédés ou en réanimation

Ce traitement a réduit « significativement » la proportion de patients ayant dû être transférés en réanimation ou décédés, par rapport à ceux ayant reçu un traitement standard, a indiqué l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) dans un communiqué. Il s’agit du « premier essai comparatif par tirage au sort » qui fait la « démonstration d’un bénéfice clinique » de ce traitement chez des malades Covid souffrant d’une infection sévère.

Ces résultats doivent encore être « consolidés » et seront publiés dans une revue scientifique d’ici quelques semaines. Utilisé habituellement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il agit en bloquant le récepteur d’une protéine du système immunitaire qui joue un rôle important dans le processus inflammatoire.

Des résultats en attente de validation

Si les chercheurs de l’APHP estiment avoir obtenu des résultats encourageants, ces derniers doivent encore être soumis à la validation de leurs pairs. Un processus qui peut prendre environ 3 mois mais au vu de la crise sanitaire, “des accords existent pour accélérer la publication et que ça se compte en semaine et non en mois », soulignent les médecins.

Le communiqué révèle que l’essai sera soumis “pour publication dans un journal à comité de lecture”, précisant que les résultats obtenus doivent encore être confirmés “de manière indépendante par des essais supplémentaires”, avant de conclure: “Compte tenu du contexte de la pandémie, les chercheurs et le promoteur se sont sentis obligés, d’un point de vue éthique, de communiquer ces informations, en attendant l’examen par les pairs tout en continuant le suivi plus long de ces patients”.

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