Les femmes musulmanes voilées qui brisent les barrières

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Elles sont sportives, militantes, businesswomen…

  • Latifa Ibn Ziaten

Latifa Ibn Ziaten est la mère de Imad Ibn Ziaten qui a été assassiné le 11 mars 2012 par Mohamed Merah à Toulouse. Depuis, elle a créé une association au nom de son fils pour «intervenir auprès des enfants et des jeunes adultes, des élèves des écoles dans tous les milieux sociaux et auprès des détenus en milieu carcéral, afin d’œuvrer à la mise en place d’un authentique dialogue interreligieux.»

Latifa Ibn Ziaten a été faite chevalier de la Légion d’honneur par le président de la République François Hollande, en mars 2016. Elle a aussi été récompensée au mois de mars par le secrétaire d’État américain John Kerry, à Washington, pour son action.

  • Mariah Idrissi


Mariah Idrissi était l’une des mannequins présentes dans une pub de H&M sortie en septembre 2015, et la première femme voilée dans une campagne pour le géant suédois du prêt-à-porter.

Âgée de 24 ans, cette jeune femme née à Londres tient un salon de manucure halal dans la capitale. «Je pense que c’est important de faire figurer des femmes avec le voile parce que l’islam est la seconde religion la plus importante du monde», expliquait-elle.

  • Niloofar Rahmani


Niloofar Rahmani est devenue la première femme pilote à servir dans l’armée de l’air afghane depuis la chute des talibans.

La capitaine Rahmani reçoit régulièrement des menaces des talibans qui désapprouvent sa carrière et son ambition. Mais elle dit être «profondément engagée» à encourager d’autres jeunes femmes à devenir pilotes.

Niloofar Rahmani (ainsi que sa famille) ont reçu des menaces de mort de la part des Talibans. Mais aussi de certains membres éloignés de sa famille qui disent qu’elle leur a fait honte. Elle est menacée, selon The Wall Street Journal, pas seulement parce qu’elle est une femme qui travaille en dehors de sa maison, mais parce qu’elle est militaire. Après toutes ces menaces, elle expliquait au journal envisager de quitter l’armée: «Je voulais vraiment être militaire. Je voulais vraiment être dans l’armée de l’air. Mais je ne peux plus continuer comme ça.»

  • Amina Wadud


Amina Wadud est une Afro-Américaine convertie à l’islam, l’une des figures les plus importantes du féminisme islamique et professeure d’études islamiques de l’université du Commonwealth de Virginie.

Comme le rapportait Le Monde en 2013, «dans son second ouvrage Inside the Gender Jihad : Women’s Reform in Islam elle réfutait la polygamie ou la violence de l’homme vis-à-vis de son épouse mentionnées dans le Coran», 20 ans après son premier livre Le Coran et les femmes: relire le texte sacré dans une perspective féminine qui avait fait sensation.

Elle est aussi connue pour avoir dirigé en 2005 une prière mixte à New York, et ce malgré les multiples menaces dont elle a fait l’objet.

  • Sara Akbar


Sara Akbar est directrice générale et membre du conseil d’administration de Kuwait Energy qu’elle a co-fondé en 2005. Titulaire d’un diplôme en ingénierie chimique, elle travaille depuis plus de 30 ans dans l’industrie pétrolière au Koweit.

En 1991, elle était la seule femme parmi les pompiers du Koweït à éteindre les incendies sur les puits de pétrole du pays que Saddam Hussein avait fait incendier pendant la première guerre du Golfe. En 2015, elle a été classée parmi les 100 femmes les plus puissantes du monde arabe par Forbes.

  • Malala Yousafzai


Militante pakistanaise des droits des femmes âgée de 18 ans, on ne présente plus Malala Yousafzai. Cette jeune femme qui a échappé à une tentative d’assassinat par les talibans en 2012 a reçu en 2014 le prix Nobel de la paix, devenant ainsi la plus jeune lauréate de l’histoire de ce prix.

Elle faisait partie en 2015 des 100 personnalités les plus influentes du monde selon le magazine américain Time.

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